Le projet "EUROMOST" s’inscrit clairement dans un contexte européen qui tend à favoriser la mobilité transnationale des étudiants et des personnes en formation et à lever progressivement les obstacles de nature administrative et juridique à cette mobilité. En se concentrant sur les échanges entre l’Ouest et l’Est de l’Europe, il s’inscrit également dans le processus d’élargissement européen.
Une volonté politique
Les institutions de l’Union Européenne ont affirmé à plusieurs reprises leur volonté de favoriser cette mobilité. Elle apparaît notamment dans :
Les conclusions du conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000 *
La Résolution du Conseil et des représentants des gouvernements des États membres, réunis au sein du Conseil du 14 décembre 2000 portant Plan d’action pour la mobilité
La Recommandation du Parlement Européen et du Conseil du 10 juillet 2001 relative à la mobilité dans la Communauté des étudiants, des personnes en formation, des volontaires, des enseignants et des formateurs .
Cette recommandation rappelle que :
« La mobilité transnationale des personnes contribue à l’épanouissement des différentes cultures nationales et permet aux intéressés d’enrichir leur propre bagage culturel et professionnel, et à l’ensemble de la société européenne de bénéficier de ces effets" ; ces acquis s’avèrent d’autant plus nécessaires que les perspectives d’emploi sont actuellement limitées, et que le marché de l’emploi exige davantage de souplesse et de capacité d’adaptation aux changements.
La mobilité des étudiants, des personnes en formation, des volontaires, des enseignants et des formateurs — qu’elle soit exercée dans le cadre des programmes communautaires ou en dehors de ceux-ci — s’inscrit dans le cadre de la libre circulation des personnes : celle-ci est une des libertés fondamentales protégées par le traité ; le droit de circuler et de séjourner librement est d’ailleurs reconnu à tout citoyen de l’Union dans les conditions prévues à l’article 18 du traité. »
Un espace européen d’enseignement et de formation favorable à la mobilité : Le nouvel Espace européen d’enseignement supérieur qui se dessine suite à la déclaration de Bologne (1999), offre un cadre favorable à la mobilité des étudiants grâce au système commun des 3 grades et des crédits transférables et capitalisables ( crédits ECTS).
Dans le domaine de la formation professionnelle, le « processus de Copenhague » appelle à la création d’un cadre européen des qualifications et à l’adoption d’un système de crédits transférables d’un pays européen à l’autre. Des dispositifs concrets : Depuis les années 80, les programmes communautaires d’éducation et de formation ont aidé à structurer les cadres nécessaires pour faciliter et promouvoir cette mobilité. Le programme Leonardo da Vinci a soutenu et favorisé, à partir d’expériences antérieures, la mobilité pour des stages en entreprises dans le cadre de la formation professionnelle tandis qu’ Erasmus (programme Socrates) a soutenu et favorisé la mobilité pour études ainsi que la reconnaissance de ces périodes de mobilité dans l’enseignement supérieur. La Communication de la Commission du 29 mars 2004 sur "La nouvelle génération de programmes communautaires d’éducation et de formation post 2006 propose de renforcer encore la mobilité dans toute sa diversité.
L’initiative Europass propose 5 outils destinés à rendre les compétences et qualifications visibles dans toute l’Europe (Union européenne, AELE/EEE et pays candidats) et à favoriser la mobilité. Ce sont : le CV Europass, le Passeport de langues, le supplément descriptif du certificat, le supplément au diplôme et l’Europass Mobilité.
La carte européenne d’assurance maladie permet désormais aux citoyens de l’Union européenne (UE) d’obtenir plus facilement et plus rapidement des soins de santé dans un autre pays membre. L’élargissement européen : Le 1er mai 2004, 10 nouveaux pays européens ont rejoint l’Union. Dans ce nouveau cadre territorial, des dispositions transitoires limitant la libre circulation demeurent parfois entre certains pays. Cependant, les programmes communautaires Leonardo da Vinci et Socrates s’appliquent à ces pays ainsi qu’aux pays candidats à l’adhésion (Bulgarie, Croatie, Roumanie, Turquie). La Bulgarie et la Roumanie devraient rejoindre l’Union européenne le 1er janvier 2007. Le projet EUROMOST, en proposant des modules de formations aux cultures européennes, des guides pratiques à la mobilité pour stages et une base de données de stages, contribue à la démocratisation de la mobilité pour les jeunes des nouveaux et des futurs Etats membres et à favoriser les échanges entre l’Ouest et l’Est de l’Europe. Eléments de la la mobilité : Le Conseil européen de Lisbonne des 23 et 24 mars 2000 :
Ce conseil s’est exprimé en faveur de la mobilité comme un élément essentiel dans la nouvelle société de la connaissance et dans la promotion de la formation tout au long de la vie. Il a invité les États membres, le Conseil et la Commission à : — prendre les mesures nécessaires, relevant de leurs compétences, pour encourager la mobilité des étudiants, des enseignants et des formateurs, en particulier par l’élimination des obstacles, par une transparence accrue dans la reconnaissance des qualifications et des périodes d’étude et de formation, ainsi que par des mesures spécifiques pour supprimer les entraves à la mobilité des enseignants d’ici 2002 ; — mettre au point un modèle européen commun de curriculum vitae pour favoriser la mobilité en aidant les établissements d’enseignement et de formation et les employeurs à mieux évaluer les connaissances acquises. La Résolution du Conseil et des représentants des gouvernements des Etats membres, réunis au sein du Conseil du 14 décembre 2000 portant Plan d’action pour la mobilité (2000/C 371/03) Cette résolution a, comme objectif général, l’adoption par tous les pays de l’UE d’une stratégie européenne en faveur de la mobilité. Cette stratégie est basée sur une définition commune de concept de la mobilité et des publics concernés d’une part et sur une démocratisation de l’accès aux dispositifs de mobilité d’autre part.
Le plan d’action vise les objectifs particuliers suivants :
favoriser la mobilité en Europe par la formation des personnes-ressources, par le développement du plurilinguisme, en rendant plus accessibles les informations relatives à la mobilité et en réalisant une cartographie de la mobilité.
favoriser le financement de la mobilité en menant une réflexion sur ce financement (création de partenariats financiers) ; démocratiser la mobilité en la rendant financièrement et socialement accessible à tous.
accroître et améliorer la mobilité en instaurant de nouvelles formes de mobilité (universités d’été, cours sur Internet, filières d’échanges bilatérales ou multilatérales), en améliorant l’accueil des personnes en mobilité ; en facilitant le calendrier de la mobilité et en conférant un statut adapté aux personnes en mobilité.
valoriser les périodes de mobilité en multipliant les passerelles développant le système de reconnaissance et d’équivalence des diplômes et des formations, en reconnaissant l’expérience acquise (Europass) et en valorisant les périodes de mobilité.
De euromost.org


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