Qu’entend-on par participation ? et participation à la vie démocratique ?  print

Définir la participation n’est pas chose facile. Elle peut être assimilée à « une démarche active dont l’objectif est d’améliorer l’intégration politique et sociale des individus – dont leur relation aux institutions –, voire de favoriser l’exercice citoyen » Becquet.V « Quelques préalables sur la participation des jeunes », Les Cahiers de l’action, n°2, INJEP, 2002

Nouvelle « modalité d’entrée en citoyenneté », selon l’expression de Valérie Becquet, la participation doit venir pallier les défaillances des mécanismes qui, par le passé, structuraient la relation entre les individus, la société et l’État, permettant à la citoyenneté de se développer sur des bases solides.

Mais une définition de la participation est-elle seulement souhaitable ?

Nous nous abstiendrons d’en établir une définition restrictive, qui viendrait circonscrire et labelliser ce qui relève de la participation politique des jeunes pour en exclure d’autres types de participation : sociale, culturelle, économique, sportive, etc.

S’il est vrai que les sondages ont souvent mis en évidence une diminution de l’intérêt des jeunes contemporains pour la politique, encore faut-il savoir à quelle acception du mot « politique » ils se réfèrent. En l’occurrence, dans le type de démocratie qui caractérise nos sociétés européennes, le vocable « politique » se voit défini de manière relativement restrictive : il englobe le rapport aux partis et aux instances gouvernementales, la participation aux élections ainsi que la mobilisation à des programmes électoraux ou à des idéologies politiques.

Pour Anne Muxel , sociologue spécialiste de la jeunesse, la politisation des jeunes français ne se manifeste que sporadiquement, sous l’impulsion d’enjeux particulièrement mobilisateurs. Cette forte réactivité des jeunes citoyens peut s’incarner soit dans la participation électorale, par exemple, au second tour des présidentielles de 2002, soit au travers de mobilisations ou de mouvements de contestation tels que les manifestions du printemps 2005 contre le Contrat Première Embauche (CPE) en ont fourni l’illustration. Et de conclure : « Les jeunes peuvent se mobiliser, puis se démobiliser pour se remobiliser à nouveau. Ce sont cette flexibilité et cette disponibilité potentielle pour l’action politique, sans engagement de fond sur la durée, qui caractérise aujourd’hui le rapport des jeunes à la participation politique ».

Pour voir et écouter Valérie Becquet qui fait le point sur la notion de participation à la vie démocratique et de participation au sens large du terme cliquez sur l’image ci-dessous.


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